Historique familial

    

C’est en 1900 que vient s’installer à Virton Eugène Munaut (père), coiffeur de son état d’origine normande. Après un essai professionnel comme coiffeur à Paris, la fortune de la ville lumière ne lui sourit pas…et il continue sa route jusque Virton.

Les alentours de Virton (Ruette, Grandcourt, Latour,…) sont bien fournis en matière de pommes. Pour un normand, cela lui donne des idées. Il décide de fonder sa petite cidrerie familiale dont les anciens bâtiments sont encore visibles et sont situés à la rue du Bosquet (rue qui part du coin de notre rue et descend vers Virton). Il commence d’abord sa production en important des pommes de Normandie par chemin de fer (qui passait jadis au pied de la cidrerie, sur l’actuel Ravel). Le coût du transport étant trop onéreux, il se tourne très vite vers les productions locales et plante son propre verger en 1927 : le Verger de Gaume actuel.

En 1940, la Cidrerie Eugène Munaut est remise à ses deux fils, Paul et Eugène (fils). A l’époque , ils font partie des producteurs de cidre les plus en vue , au même titre que les cidreries Ruwet et Stassen. Fin des années 80, malheureusement la flamme de cette belle entreprise s’éteint…

Historique du Verger

Le Verger de Gaume : une véritable identité !

Dans les années 70, le verger et la cidrerie sont scindés. Le verger revient à Eugène (fils) et est exploité par son fils Robert (3° génération). Ce dernier est un ancien contre – maître de l’ usine d’Athus reconverti suite à la crise de la métallurgie et la fermeture de l’ usine en1977.

De 1977 à 1997, les diversifications vont bon train, en plus des pommes et des chicons, il y a production de petits fruits rouges (Fraises, framboises, groseilles, mûres). Deux grandes serres tunnels sont installées pour la production de tomates et de courgettes. La production de champignons deviendra le fer de lance de l’entreprise.

Fin des années 1990, c’est Didier (4° génération), fils de Robert, qui emboite le pas, après un passage comme employé de banque à Bruxelles, mais avec une formation en agronomie.

La production horticole fait alors place au négo
ce de fruits et légumes jusqu’en juillet 2008 où le fond de commerce est cédé à un autre grossiste du sud Luxembourg.

L’année 2009 sera l’année de la réflexion et 2010, l’année de la relance du pressage…

et ainsi la boucle est bouclée et une tradition familiale retrouvée.

Didier Munaut